Moi qui ai été initié au "blédina Dadi", j'ai vite compris en découvrant Tommy que le "boum-tchic" du picking tradi avait pris un coup de vieux (en tout cas à mes yeux) 
En effet, avec ses basses moins syncopées, sa plus grande liberté de la main droite (surtout avec un médiator), je trouve qu'il est plus aisé de choper le morceau, au moins dans sa version "à peu près".
Et quel plaisir d’entendre ton gamin te dire : « papa on dirait le disque … ». (lui y voit pas que tu n'as pas tout à fait respecter la partoch, et son oreille non plus
)
Est-ce important de respecter le morceau « note pour note » ?
Enfin, cela n’est que l’avis d’un gratteux du dimanche, mais pour la motivation, c’est très important.
Tony
Je pense moi aussi que le père Tommy a flanqué un bon coup de vieux au picking classique illustré à foison par le père Chet. Malgré tout le respect qu'on lui doit, Chet Atkins a parfois poussé jusqu'à la caricature cette alternance entêtante et mécanique de la ligne de basse, faisant parfois d'un beau morceau une sorte de mélodie de machine à coudre. Bien sûr, c'est techniquement très difficile, parfois même injouable par le commun des mortels, mais souvent un peu lassant, ou même décalé par rapport à l'esprit du morceau.
Tommy a introduit son style, empreint d'une charge émotionnelle permanente, qu'on peut plus qualifier de fingerstyle inclassable que de picking traditionnel. En étant capable en même temps d'assurer un tempo parfait, vigoureux quand il faut, il sait aussi si besoin est se faire discrètes les basses, légers et nuancés les solos, subtils et émouvantes les harmoniques dont il est lui le maître toutes catégories.
Quant à sortir un peu de la voie sacrée de la tablature pour se tirer d'un mauvais pas, j'en suis forcément partisan. Et que celui qui ne l'a jamais fait me jette le premier capodastre !
Et d'ailleurs, écoutez bien la version originale de Borsalino de notre Claude Bolling national : vous constaterez que la version picking de Chet/Emmanuel n'est pas strictement conforme à la mélodie pianistique (c'est flagrant à la dixième mesure), ce qui la rend un peu moins agréable par moments. Et pourtant il ne me semble pas que ce soit une difficulté technique particulière qui impose cela. Zarbi autant qu'étrange. Sur ce, je m'en vais jouer (ou tenter de...) Mr Sandman, en transormant bien entendu tout ce qui me freine sans dénaturer la mélodie. Non mais !!!
Je pense que la meilleure réponse à ta question est d'écouter cet interview de Tommy :
http://www.youtube.com/watch?v=JvuXwL4b-kg
Pour une fois qu'il y a un traducteur, profitez-en
Merci pour le lien,
).
cette video montre aussi qu'avant d'être un grand virtuose, c'est avant tout un extraordinaire compositeur de mélodie.
Et ce qui frappe aussi, c'est sa maîtrise du rythme.(dès qu'il commence à jouer, son pied bat la mesure : comme disait le prof de guitare qui m'a initié à TE : "il a un métronome dans le pied"
Tony
Et oui... et d'ailleurs Tommy est un excellent batteur au demeurant et qui a lui même enregistré toutes les pistes de Batterie de ses premier morceaux (Determination, Who Dares Wins, etc).
En master-class il nous avait parlé longement de ce sujet, essentiel que de respecter le rythme qui doit toujours être en trame de fond, malgrè les variations et nuances qu'il apporte sans arret, il est toujours "on the beat".
Bravo pour le lien et merci de faire partager