On y est ! Nous l’attendions avec une impatience quotidienne et insoutenable, aujourd’hui, il est bel et bien dans nos lecteurs ! Je parle évidemment du nouveau et dangereux DVD « Center stage » de Tommy Emmanuel.

On trouve encore peu de critiques sur ce trésor musical alors je m’y attèle avec un point de vue tout à fait personnel et sans la compétence rédactionnelle d’un journaliste. Mais si vous n’avez toujours pas commandés ce chef d’œuvre, car s’en est bien un, j’espère vous faire passer le cap car quel pied ! Je tiens vraiment à dire, pour d’introduire ce DVD, qu’il s’adresse à tous les musiciens à qui le groove fait lever le pied droit et pas seulement aux guitaristes.
En effet, il faut absolument regarder ce show de très prêt et le son fort pour profiter pleinement de la qualité d’enregistrement et de la réalisation remarquables, mais sachez qu’il est parfaitement compatible à vos soirées entre amis pour une musique d’ambiance (au risque de perdre l’attention de quelques invités). Ce DVD, qui comprend pas moins de 24 morceaux a tout d’abord le pouvoir d’expliciter l’éventail des talents de notre artiste (Auteur, chanteur, compositeur, producteur). Et cela commence fort avec un morceau peu connu, « The finger lakes » mais qui vous démontre que Tommy Emmanuel est un très grand compositeur. Et les deux suivants vous le confirment sérieusement. (« Papa George », « train to Düsseldorf »). La musicalité prime et vous plonge instantanément dans l’ambiance Emmanuel. A ce stade, vous avez déjà un sourire inexpliqué et les yeux écarquillés, même seul devant votre poste. C’est que le phénomène commence tout juste à vous saisir et ne vous lâchera plus pendant une heure et quarante sept minutes (hors « bonus »). Je vous laisse volontairement le luxe de découvrir les morceaux suivants dont une version incroyable de Mombasa, un medley des Beatles arrangé par Tommy, et des compositions prenantes, émouvantes. Ensuite, une seconde manifestation risque de vous envahir lorsque qu’un grand ami de Tommy Emmanuel, Bob Littell, vient le rejoindre sur scène. Personnellement on ne m’avait pas prévenu, et ça m’a couté cher. Une espèce de « swing groové » m’a possédé comme jamais j’avais ressenti. Et ils sont que deux ! Et pour rien vous cacher je l’ai dans les oreilles à l’heure où j’écris pour mieux traduire mais c’est juste inexplicable. C’est aussi ça la vertu de la musique. Alors pour ne pas trop en dévoiler, s’il vous plait chers lecteurs, vivez cette expérience. Beaucoup de mes proches l’ont vécu et ça a mis tout le monde d’accord! La bonne nouvelle c’est que cette complicité se prolonge pendant 4 morceaux… Le concert se poursuit, avec un Tommy Emmanuel on ne peut plus dynamique et enthousiaste. Ceci se traduit par un Tommy debout tout le long du show à sauter, danser et plaisanter aux premières occasions. Fidèle à lui, il clôture son concert sur Initiation. Mais Tommy surprend toujours. Là encore c’est mission accomplie, même après 200 versions. Il offre un spectacle unique avec des sons venus d’ailleurs rendant l’histoire des aborigènes d'Australie encore plus vivante et saisissable. Inutile de parler de la technicité de Tommy Emmanuel car une fois de plus elle est parfaitement au service de la musicalité et du groove donc à la fois hallucinante mais implicite. Pour conclure je dois dire que c’est toujours frustrant de commenter un album ou un DVD de Tommy Emmanuel car c'est extrêmement compliqué de retranscrire les émotions qu'il procure. Elles se vivent. Vous cherchez les frisons, les émotions? Installez vous devant ce nouveau DVD et subissez l'incroyable et surprenant Tommy Emmanuel.
Plus d'informations:
- Ce DVD est multi-zones, donc vous n'aurez aucun souci pour le lire. Vous choisirez de l'écouter en stéréo ou en 5.1 surround
- Les exclusivités de ce DVD sont : "Jolly Swagman", "Lenny Bro", "Sukiyaki", "Ruby's Eyes" et "Papa George" (inspiré par George Harrison).
- Dans les bonus du DVD, Tommy Emmanuel vous raconte l'histoire de 3 de ses chansons en détails, à savoir "Lenny bro'", "Mombasa" et "Initiation".
- Ne le téléchargez pas ce serait trop dommage pour des milliers d'excellentes raisons...